Hasiba Boulmerka a été qualifiée d'« anti-musulmane » pour avoir choisi de se présenter
Bolmerka a prospéré malgré les critiques.
Elle a dû résister aux crachats et aux jets de pierres lors des entraînements sur les routes algériennes.
En quelques mois, ses espoirs et ses rêves de participer aux Jeux olympiques ont commencé à s'estomper alors que son pays sombrait dans des troubles civils, entraînant la perte de plus de 150 000 vies.
Alors que les militants islamistes cherchent à imposer un régime répressif, la formation devient non seulement impossible mais aussi dangereuse en temps de crise.
Il a été contraint de déménager à Berlin pour s'entraîner avant les Jeux olympiques de 1992.
« Je m'en souviens très bien », se souvient-il dans une interview à la BBC. « C'était la prière du vendredi dans notre mosquée locale, et l'imam a dit que je n'étais pas musulman parce que je courais en short et que je montrais mes bras et mes jambes. Il a dit que j'étais anti-musulman. »
Lorsqu'il est arrivé à Barcelone juste avant son événement, Bulmerca est arrivé au stade avec des escortes armées, soulignant les mesures de sécurité sans précédent.
« La police était partout. Dans le stade, dans les vestiaires, ils m'accompagnaient même aux toilettes ! » dit-elle.
Malgré ces défis, « Constantine Gazelle », comme on l'appelait affectueusement pour son style de course agile et gracieux, a défié tous les pronostics et sa performance à l'Estadio Olimpico a été remarquable.

George Sand écrit pour Algerie Monde Infos sur l’actualité, la politique, l’économie, la technologie, le sport, le divertissement et le lifestyle. Elle privilégie une information claire, fiable et accessible, en mettant l’accent sur les sujets et événements qui intéressent les lecteurs.
