Éditeur : Le jeu dangereux de l’Algérie – I24NEWS

L’Algérie s’isole de plus en plus intérieurement et internationalement, et la lutte contre le Maroc s’intensifie

Il ne se passe pas une semaine sans que l’Algérie pointe un doigt accusateur sur son voisin marocain.

Après avoir été privée de gaz juste avant l’hiver, l’Algérie est désormais accusée – sans la moindre preuve – d’avoir tué trois de ses citoyens dans la région du Sahara ; La zone au cœur des tensions aiguës entre les deux frères ennemis maghrébins.

Calendrier d’escalade

En géographie politique, le timing est rarement une question de hasard.

Même si les relations entre l’Algérie et Rabat n’ont pas été un long fleuve calme, la crise actuelle coïncide étroitement avec la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, et la reconnaissance par Washington du « maroccanisme » du Sahara.

Un accord tripartite a laissé Alger en colère et dénonçant « l’accès de l’entité sioniste » à ses frontières.

Depuis, le discours algérien n’a cessé de s’intensifier et de défier la situation. À l’été 2021, l’Algérie a ouvertement accusé le Maroc d’être à l’origine des incendies de forêt en Kabylie, une région où Rabat est accusé de soutenir un mouvement séparatiste.

Le 13 août 2021, le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid, en visite à Rabat, s’est dit « préoccupé par le rôle de l’Algérie dans la région, le rapprochement de l’Algérie avec l’Iran et la campagne menée par l’Algérie contre l’acceptation d’Israël en tant qu’État ». Membre observateur de l’Union Africaine.

Dix jours plus tard, l’Algérie annonçait la rupture des relations avec le Maroc et rapatriait le point un mois plus tard en ordonnant la fermeture « immédiate » de son espace aérien à tous les aéronefs marocains.

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Le 31 octobre, l’Algérie a décidé de ne pas renouveler le contrat du gazoduc GME (Morocco Gas Europe) qui alimente depuis un quart de siècle l’Algérie via le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

En rompant ce lien, les bonnes relations maghrébines sont sacrifiées et la promesse de prospérité à sa population est écartée par le régime algérien.

Avec cette mesure drastique (qui cible directement les foyers marocains et leur garantit des nuits plus fraîches en plein hiver, même si le Maroc dispose de sources d’énergie alternatives), nous pensions atteindre son point culminant. Nous avions tort.

Deux jours plus tard, l’Algérie annonçait la mort de trois de ses ressortissants dans le désert, dans un attentat imputé au Maroc. Indépendamment des démentis de l’armée marocaine et de la mission onusienne, les « fake news » de l’État algérien résistent à la vérité lorsqu’il s’agit de créer l’aberration.

Raisons de la colère

Toutes ces fausses accusations visent à se construire un ennemi, qu’il soit marocain ou français, et reflètent avant tout le chaos actuel du régime algérien et sa dangereuse avancée. Les défis sont énormes.

Économique d’abord. Depuis 2014, l’économie algérienne doit faire face à la faiblesse des prix des carburants. Cependant, ses revenus proviennent principalement de ses exportations (94,5% des exportations).

Une situation où la diversification de l’économie algérienne est indispensable, mais contrairement aux EAU qui misent sur la modernisation et les hautes technologies (notamment en courtisant l’expertise israélienne), l’Algérie souffre toujours d’un système quasi-soviétique.

En 2019, le déficit budgétaire était de 9% du PIB, avec une croissance de 0,7%.

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En plus des difficultés économiques, il y a un divorce entre le régime et ses citoyens. Le conseil militaire au pouvoir a perdu toute crédibilité à leurs yeux et l’écho des millions de voix du mouvement dénonçant le régime sclérosé, 60 ans après l’indépendance de l’Algérie, continue de résonner.

Parmi toutes ces aberrations désirables, la cuisante défaite diplomatique face au Maroc est sans doute celle que l’Algérie cherche à dissimuler. Car depuis la reconnaissance américaine, les sables du Sahara coulent sans relâche entre les doigts des dirigeants algériens.

L’affaire du « échec et mat » met en colère le régime qui depuis plus d’un demi-siècle a armé et financé les séparatistes du Polisario, alors que l’option d’autonomie proposée par le Maroc gagne un soutien croissant au sein de la communauté internationale.

L’Algérie, championne du nationalisme arabe, doit repenser son état d’esprit quand le monde arabe sunnite, d’Amman au Caire, et d’Abou Dhabi à Manama, choisit la proximité avec Israël sans abandonner son frère palestinien.

Rien n’est plus dangereux qu’une bête blessée. En multipliant les provocations, l’Algérie prépare sans doute son opinion publique à un affrontement militaire avec le Maroc.

La perspective d’une explosion parmi les plus gros importateurs d’armes du continent africain est préoccupante.

La communauté internationale doit absolument sortir de son sommeil pour exiger la désescalade de l’Algérie. Avant qu’il ne soit trop tard.

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