Tebboune veut « criminaliser les violations de la législation sur les changes et les mouvements de capitaux »

P / Algérie / Aksel Wali

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune veut renforcer la législation algérienne pour lutter contre les violations des lois sur les changes et les mouvements de capitaux vers et depuis l’étranger.

Et il a ordonné aux membres du gouvernement, lors du conseil des ministres, aujourd’hui dimanche, de « préserver l’argent du peuple par tous les moyens en luttant sans relâche contre la corruption sous toutes ses formes ». .

Après avoir présenté le projet de loi relatif à la répression des infractions à la législation et à la réglementation des changes, le chef de l’Etat, selon un communiqué diffusé par ledit conseil, a qualifié de « crime » toute atteinte à l’économie du pays.

« Nuire à l’économie nationale n’est pas un crime, c’est un crime. Il en va de même pour les violations de la législation sur les changes et les mouvements de capitaux », a-t-il déclaré, appelant à « l’introduction de sanctions sévères dans la législation pour mieux réprimer cette pratique ».

L’Algérie, en particulier durant les dernières années du pouvoir du président Abdelaziz Bouteflika, a connu un véritable épuisement de ses réserves de change, dû notamment, à l’acceptation des autorités du pays, à « l’excès de factures d’importation » qui a favorisé le transfert de fonds à l’étranger. De grosses sommes d’argent. Des ressources que le président Tebboune s’est engagé à récupérer au lendemain de son élection à la tête de l’Etat le 12 décembre 2019.

Selon la déclaration de politique générale du gouvernement que le Premier ministre Amine Ben Abdelrahman présentera lundi devant l’Assemblée populaire nationale, 219 commissions rogatoires internationales ont été lancées pour recouvrer les fonds illégalement transférés à l’étranger. .

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Conformément à cette disposition, 43 commissions ont été mises en place et 156 autres sont en cours d’instruction par les autorités judiciaires des pays concernés. L’objectif de ces comités, défini dans le même document, est « d’identifier, de saisir et de confisquer les fonds détournés à l’étranger, dans le cadre de la mise en œuvre des accords et instruments internationaux (Eurojust, StAR Initiative, réseau Globe) ».

Un comité d’experts formé par le gouvernement va gérer le dossier pour récupérer ces fonds, en coordination avec les missions diplomatiques algériennes.

Le président Abdelmadjid Tebboune, lors d’un conseil des ministres qu’il a présidé le 11 septembre, a ordonné « la mise en place d’une agence nationale chargée de recouvrer les fonds et fonds confisqués, comme un nouveau mécanisme à placer sous la tutelle des ministères d’Etat, des finances et de la justice ». ”

La déclaration de politique générale du gouvernement s’est également attachée à « déjouer les tentatives de dissimulation et de dilapidation des produits de la corruption, grâce au mécanisme de surveillance mis en place à cet effet, qui a permis de récupérer d’importants biens mobiliers et immobiliers et d’éviter le dilapidation des fonds détournés à l’étranger ». « 

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