Algérie : les peines de prison s’accumulent contre d’anciens chefs de gouvernement pour plus de corruption

Deux anciens Premiers ministres détenus sous l’ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika ont été condamnés à des peines de prison lundi pour corruption, ont rapporté les médias locaux. Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés respectivement à six et cinq ans de prison pour blanchiment d’argent, gaspillage d’argent public, abus de pouvoir et “attribution de marchés en violation de la réglementation des marchés publics”, selon Al-Nahar, Al- Journaux Shorouk et Al-Hayat. Les accusations concernent Hamid Melzi, l’ancien chef d’une société d’État qui exploite une résidence de luxe pour des fonctionnaires ainsi qu’une société hôtelière publique.

Melzy a été condamné à cinq ans de prison et doit également être jugé pour espionnage industriel et “atteinte à l’économie nationale”. Ouyahia a été Premier ministre à quatre reprises entre 1995 et 2019, tandis que Sallel a dirigé le gouvernement de 2014 à 2017 et a dirigé les quatre campagnes électorales de Bouteflika.

Bouteflika a démissionné en 2019 sous la pression de l’armée, après des semaines de manifestations de masse contre sa candidature à un cinquième mandat. Il est décédé ce mois-ci à l’âge de 84 ans et a été tranquillement enterré sans honneurs
à ses ancêtres.

Après sa chute, les procureurs ont lancé une série d’enquêtes sur des hommes d’affaires proches du dirigeant vétéran, qui ont abouti à l’emprisonnement de bon nombre d’entre eux pour corruption. L’Algérie se classe 104e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International.

Agence de presse française

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