Des militants pénitentiaires algériens avant l’anniversaire anti-Hirak – Naharnet

L’Algérie a emprisonné lundi plusieurs militants anti-Hirak, quelques jours à peine avant le deuxième anniversaire du soulèvement qui a conduit à l’éviction de l’ancien président Apologiz Bouteflika.

Amnesty International et des groupes de défense des droits locaux ont condamné la peine de prison, accusant Human Rights Watch «d’aller en prison pour les croyances des Algériens».

Des centaines de manifestants ont défilé lundi contre la «répression» gouvernementale de la Ligue algérienne pour la protection des droits de l’homme dans la ville de Bejaya, au nord-est, exigeant la libération des prisonniers politiques.

Chems Edin Lalami, un tailleur de 29 ans connu sous le nom de Pramim, a été condamné à deux ans et à une amende de 200 000 dinars (1 250 euros).

Lors de sa détention provisoire depuis septembre, l’avocat de la défense Mounir Kirby a plaidé coupable de chefs d’accusation, notamment «insulte au président» et «publication de fausses informations» par un tribunal de Port Arrridge, près d’Alger.

Lalami, qui travaillait auparavant en prison lors des manifestations de 2019, a refusé d’assister à son procès, qui était une vidéoconférence, qui est de plus en plus pratiquée au milieu de l’épidémie Govt-19.

“Nous avons ignoré l’enquête car nous estimions qu’il n’y avait aucune garantie d’un procès équitable”, a déclaré Karby à l’AFP.

Une autre militante, Mouna Paloudine, maître de conférences à l’Université d’Annaba dans le nord-est de l’Algérie, a été condamnée à un an de prison, dont la moitié avec sursis pour «publications nuisibles à l’intérêt national».

Les deux autres militants du Hirak, Ali Naib et Nasreddin Younes, ont été condamnés à six mois de prison et à trois mois avec sursis pour des chefs d’inculpation, notamment de «financement étranger d’actes portant atteinte à la sécurité de l’État». CNLT

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Une semaine avant le deuxième anniversaire du début des manifestations du Hirak le 22 février, des sanctions sévères ont été infligées alors que le gouvernement algérien faisait face à des crises politiques, économiques et de santé publique.

Le CNLT rapporte que plus de 70 personnes ont été emprisonnées en Afrique du Nord dans le cadre des manifestations du Hirak ou d’autres affaires liées à la liberté individuelle.

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