Le géant italien de l’énergie Eni signe un accord pour augmenter l’approvisionnement en gaz algérien | Actualités énergétiques

Au lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine, l’Italie s’efforçait de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’approvisionnement en gaz russe.

Le géant italien de l’énergie Eni et la société publique algérienne Sonatrach ont conclu un accord pour stimuler à la fois l’exploration gazière et le développement de l’hydrogène vert dans le pays d’Afrique du Nord, alors que Rome cherche de nouvelles façons de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes.

L’accord a été conclu lors d’une visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune à Rome jeudi, quelques semaines après le voyage privé du Premier ministre italien Mario Draghi à Alger.

« Chaque fois que la production augmentera, nous pourrons la fournir à l’Italie, qui pourra ensuite l’envoyer dans le reste de l’Europe », a déclaré Tebboune après avoir rencontré le président italien Sergio Mattarella.

« En ce qui concerne l’électricité, nous nous sommes mis d’accord avec nos amis italiens pour établir un câble sous-marin de l’Algérie à l’Italie », a-t-il déclaré.

L’Italie, qui a obtenu environ 40% de ses importations de gaz de Russie l’année dernière, cherche à diversifier son approvisionnement énergétique alors que le conflit russe en Ukraine s’intensifie. La diversification hors de la Russie est la principale raison des tentatives d’accélération du développement des champs gaziers en Algérie.

L’Algérie, deuxième fournisseur de gaz de l’Italie l’an dernier après la Russie, achemine du gaz algérien vers les côtes italiennes depuis 1983 via le gazoduc transméditerranéen, qui va jusqu’en Sicile.

Le géant italien de l’énergie Eni a déclaré que les volumes de production de gaz attendus dans les zones couvertes par le nouvel accord s’élèvent à environ trois milliards de mètres cubes par an et contribueront à augmenter la capacité d’exportation de l’Algérie vers l’Italie via le gazoduc Trans-Med.

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La signature de jeudi fait partie d’un accord conclu par les deux groupes énergétiques en avril, lorsqu’ils ont annoncé qu’ils augmenteraient progressivement les flux de gazoduc à partir de cette année et atteindraient à terme 9 milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires par an d’ici 2023-24.

Le protocole d’accord a été signé à Rome par des cadres supérieurs des groupes italien et algérien, lors d’une cérémonie en présence de Taboun et Draghi.

Le protocole d’accord couvre également l’évaluation technique et économique d’un projet pilote d’hydrogène vert à Bir Rabaa Nord (BRN) dans le désert algérien, dans le but de soutenir la décarbonation de l’usine à gaz BRN exploitée par la coentreprise Sonatrach-Eni GSE.

Eni est la principale entreprise énergétique internationale opérant en Algérie, où elle est présente depuis 1981.

Dans la course pour réduire la dépendance de Rome au gaz russe, les ministres italiens ont profité de plusieurs pays, comme la République du Congo, l’Angola, l’Azerbaïdjan et le Qatar.

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