L’opérateur du réseau gazier réexaminera ses projets d’expéditions supplémentaires de GNL si les flux russes s’arrêtent

Un ouvrier remplit une voiture dans une station-service à Athènes, le 17 mars 2022 [Reuters/Costas Baltas]

Le ministère grec de l’Énergie a déclaré mercredi que l’opérateur du réseau gazier grec réexaminerait ses projets d’expéditions supplémentaires de gaz naturel liquéfié dont la Grèce pourrait avoir besoin si la Russie interrompait ses livraisons de gaz.

La demande de la Russie de paiements en roubles pour son gaz, qui couvre un tiers des besoins énergétiques annuels de l’Europe, fait craindre une perturbation de l’approvisionnement en gaz.

Moscou devrait annoncer jeudi ses plans pour les paiements en roubles, bien qu’il ait déclaré qu’il n’exigerait pas immédiatement que les acheteurs paient les exportations de gaz en devises.

La Grèce, qui couvre environ 40% de ses besoins annuels en gaz russe, a tenu mercredi une réunion d’urgence des régulateurs de l’énergie, des opérateurs de transport de gaz et d’énergie et des plus grands fournisseurs de gaz et d’énergie pour évaluer tous les scénarios disponibles sur la sécurité des approvisionnements en gaz.

Outre les approvisionnements supplémentaires en GNL, le gouvernement a demandé à l’opérateur de réseau DESFA d’examiner le coût de l’ajout d’un réservoir flottant au seul terminal GNL du pays au large d’Athènes, a indiqué le ministère dans un communiqué après la réunion.

D’ici le 5 avril, le Département des affaires économiques et sociales (DESFA) devra également informer le ministère de l’Énergie de l’avancement des discussions avec l’Italien Sanam sur la possibilité pour la Grèce de stocker des volumes stratégiques de gaz souterrain dans l’Italie voisine.

Le gaz russe est livré à la Grèce via un gazoduc qui contourne l’Ukraine. Athènes achète également du gaz à l’Azerbaïdjan, à l’Algérie, à la Turquie et aux États-Unis.

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Un responsable de l’opérateur du réseau gazier grec, qui a demandé à ne pas être nommé, a déclaré que les flux de gaz vers la Grèce étaient normaux et qu’il n’était pas nécessaire que le pays déclare immédiatement l’état d’alerte.

[Reuters]

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