Apple ne facilite généralement pas l’évolution matérielle de ses ordinateurs portables, en particulier sur ses modèles les plus récents. Pourtant, une manipulation technique particulièrement avancée montre qu’il est possible d’augmenter considérablement la capacité de stockage du MacBook Neo, en utilisant un composant dérivé de l’iPhone 16 Pro.
Une mise à niveau inattendue pour le MacBook Neo
Commercialisé comme l’ordinateur portable abordable de la gamme Apple, le MacBook Neo n’est proposé qu’avec deux configurations de stockage : 256 Go ou 512 Go. Une limitation qui peut rapidement devenir contraignante pour les utilisateurs ayant besoin de davantage d’espace pour leurs fichiers, applications ou projets multimédias.
Contrairement à certains PC portables sous Windows, conçus avec des composants plus facilement remplaçables, les machines Apple sont réputées pour leur architecture fermée et leur faible évolutivité. En pratique, augmenter la capacité de stockage d’un MacBook après achat relève souvent de l’impossible sans passer par des solutions externes, comme un SSD ou un disque dur USB-C.
Une puce NAND de l’iPhone 16 Pro utilisée comme solution
Le vidéaste spécialisé dosdude1 a toutefois démontré qu’une alternative existe. Son idée : remplacer la mémoire flash NAND d’origine du MacBook Neo par une puce similaire à celle utilisée dans l’iPhone 16 Pro.
Une opération réservée aux experts
La manipulation ne consiste pas à récupérer directement le composant depuis un smartphone. Comme le précise le créateur de contenu, les puces NAND doivent être neuves et vierges — autrement dit non programmées — pour pouvoir être réutilisées sur un autre appareil.
Ces composants seraient disponibles à l’achat pour environ 200 dollars, soit un peu moins de 190 euros au taux de change actuel, hors frais d’importation éventuels.
Une fois la puce correctement configurée sur un PC Windows, puis minutieusement soudée à la carte mère du MacBook Neo, l’ordinateur reconnaît une capacité de stockage de 1 To.
Un gain de stockage spectaculaire, mais peu accessible
Cette modification permet donc de quadrupler l’espace de stockage d’un modèle 256 Go, ou de doubler celui d’une version 512 Go. Une performance notable qui démontre que les limitations imposées par Apple relèvent davantage de choix de configuration commerciale que d’une contrainte technique absolue.
Mais l’opération reste extrêmement complexe. Elle nécessite :
Un matériel spécialisé
- Une station de microsoudure professionnelle
- Des outils de programmation pour mémoire NAND
- Une excellente maîtrise de la réparation électronique de précision
Autrement dit, cette modification s’adresse avant tout aux techniciens expérimentés et aux passionnés de hardware, bien loin d’une manipulation grand public.
La mémoire vive reste impossible à modifier
Si le stockage peut être augmenté de cette manière, la mémoire vive du MacBook Neo demeure, elle, hors de portée. Selon dosdude1, la RAM est trop étroitement intégrée à l’architecture de la machine pour être remplacée ou augmentée.
Les utilisateurs espérant davantage de mémoire devront donc attendre une éventuelle évolution matérielle sur une future génération, possiblement avec un hypothétique « MacBook Neo 2 ».
Une démonstration qui relance le débat sur la réparabilité
Cette expérimentation illustre une nouvelle fois les débats autour de la réparabilité et de l’évolutivité des produits Apple. En Europe comme en France, ces questions prennent une importance croissante à mesure que les consommateurs et les régulateurs réclament des appareils plus durables et plus facilement réparables.
Le cas du MacBook Neo montre qu’une évolution technique est parfois possible, mais au prix d’une intervention complexe qui reste inaccessible à l’immense majorité des utilisateurs.
Conclusion
Bien que non officielle et particulièrement délicate à réaliser, cette modification prouve qu’un MacBook Neo peut atteindre 1 To de stockage grâce à une puce NAND inspirée de l’iPhone 16 Pro. Une prouesse technique qui intéressera surtout les spécialistes du hardware, mais qui rappelle aussi les limites imposées par Apple sur l’évolutivité de ses machines.

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