Peuples autochtones marginalisés en Afrique du Nord – Judicial House News Service

Photo via Tania Demas | De Pixabay

Algérie, Algérie (AFP) – Les Berbères descendent d’une population pré-arabe à travers l’Afrique du Nord, de l’extrême ouest de l’Égypte aux pays du Maghreb.

Les Berbères, qui se qualifient eux-mêmes d ‘«homme libre», se battent depuis longtemps pour la reconnaissance de leur ancien groupe ethnique, de leur culture et de leur langue.

Voici quelques informations de base sur les sociétés berbères qui s’étendaient à travers l’Afrique du Nord bien avant les conquêtes arabes:

Maroc, Ouest, coucher de soleil

À la pointe nord-ouest de l’Afrique, le Maroc abrite la plus grande communauté berbère de la région.

Leur langue – dont il existe trois dialectes principaux – n’a obtenu un statut formel aux côtés de l’arabe que dans une nouvelle constitution en 2011.

L’un des principaux résultats de cette reconnaissance a été l’apparition de l’alphabet Tifinagh sur les bâtiments publics à côté de l’arabe et du français.

Depuis 2010, une chaîne amazighe se consacre à la promotion de la culture amazighe.

Il y a quelques années, les législateurs ont fait sensation en parlant la langue berbère lors des sessions parlementaires.

Malgré les progrès, les autorités marocaines refusent toujours par intermittence d’inscrire les noms amazighs sur le registre officiel.

Le drapeau berbère était un symbole majeur dans les manifestations qui ont balayé la région du Rif, dans le nord du pays, en 2016, où l’Etat islamique est majoritaire.

Algérie

Le nombre de Berbères en Algérie est d’environ 10 millions, soit près d’un quart de la population totale du pays qui est de 40 millions.

Ils vivent principalement dans la région montagneuse du nord de la Kabylie, et comme au Maroc, ils ont mené une longue bataille pour leurs droits.

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Après quelques progrès, comme la reconnaissance du tamazight comme deuxième langue officielle du pays en 2016, le berbère a été la cible de nombreuses répressions dans le cadre de la répression des manifestations anti-gouvernementales.

Des dizaines de manifestants ont été condamnés à des peines de prison pour avoir brandi le drapeau amazigh, ce que l’armée avait empêché de participer aux rassemblements.

Photo via Tania Demas | De Pixabay

Libye

Après avoir été persécutés sous le dictateur Mouammar Kadhafi, qui a nié leur existence, les Berbères ont appelé la Libye à donner à leur langue un statut officiel aux côtés de la langue arabe et à une plus grande représentation politique.

Ils représentent environ 10% des 6,4 millions d’habitants et vivent principalement dans les montagnes à l’ouest de Tripoli ou dans les vastes régions désertiques du sud.

Leurs revendications sont de plus en plus vives dans le pays déchiré par la tourmente depuis le renversement de Kadhafi et sa mort en 2011. Le drapeau berbère est désormais visible dans les bâtiments administratifs.

Les manuels ont également été produits dans leur propre langue, mais n’ont pas été officiellement adoptés par le gouvernement soutenu par la communauté internationale.

En vertu d’un projet de constitution approuvé par le parlement, mais toujours en attente d’approbation, les langues parlées par les différentes sectes, y compris le tamazight, sont reconnues comme faisant partie du patrimoine culturel libyen mais ne bénéficient pas d’un statut officiel.

Tunisie

En Tunisie, l’estimation du nombre de Berbères est difficile car les statistiques officielles basées sur l’appartenance ethnique sont interdites.

En dehors de leur fief traditionnel au sud, les Berbères sont principalement présents dans la capitale, Tunis, après l’exode des campagnes.

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Ils se plaignent de la marginalisation et de l’exclusion dans un pays qui ne reconnaît que la langue arabe dans sa constitution.

Jaloul Gaki, président de l’Association tunisienne pour la culture amazighe, estime que si la moitié des Tunisiens peuvent être d’origine berbère, la grande majorité d’entre eux sont entièrement arabisés et seulement un pour cent parle le dialecte local Shalha.

Alors que les militants se plaignent que l’État ne fait aucun effort pour préserver la culture berbère ou en informer les enfants, il y a eu quelques améliorations depuis la révolution de 2011 en Tunisie.

© Agence France-Presse

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