Le président algérien dissout le parlement et remanie le gouvernement

Abdel Majid Tebboune a également promis lors de son discours de libérer des dizaines de prisonniers d’opinion du mouvement Hirak. Ce mouvement populaire a conduit à la démission de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, à la recherche d’un cinquième mandat, à sa démission et au procès d’une partie de son clan. Le mouvement s’apprête à fêter ses deux ans le 22 février 2021. Si les restrictions dues à l’épidémie l’ont légalement privé de manifestations depuis mars 2020, le gouvernement algérien craint un regain de tension. En effet, ce mardi 16 février 2021, à Kharata (300 km à l’est d’Alger), où ce mouvement est né, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour critiquer le président et la corruption et exiger la libération des prisonniers d’opinion.

Sur ce dernier point, Abd al-Majid Tebboune les avait au moins entendus: «J’ai décidé d’accorder la grâce présidentielle à une trentaine de personnes contre lesquelles une décision de justice a été rendue et à d’autres contre lesquelles aucun jugement n’a été rendu. Entre cinquante-cinq et cinquante-sept ans. Soixante personnes rejoindront leur famille, à partir de ce soir ou demain. “.

Abdel Majid Tebboune, au pouvoir depuis décembre 2019, fait face à une situation économique et sociale très difficile. Le taux de croissance de l’Algérie a diminué de 6,5% en 2020 tandis que le volume total des exportations a diminué de 11% en 2020 et de 40% en valeur. Le taux de chômage est de 15% (30% chez les jeunes). Après avoir baissé de près de 65% (selon les chiffres de la Banque centrale d’Algérie) entre 2014 et 2019, les réserves de change devraient atteindre -75% selon les projections de la loi de finances 2021, pour passer en dessous de 47 milliards de dollars (38,75) . Milliards d’euros). “Il est temps de relancer l’économie et les investissements créateurs de richesse et d’emplois (…) et de s’éloigner de la fausse économie basée sur les importations et les factures”, affirme le président.

READ  Afrique : comment l'Afrique peut saisir l'occasion et commencer à redéfinir sa relation avec le FMI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *