Les engagements de Tebboune sont encore creux | Sabre Blédi

Huit mois se sont écoulés depuis qu’Abdel Majid Tebboune a été élu président de l’Algérie. Mais l’homme est toujours piégé derrière les murs du Palais Mouradia. La rue algérienne, y compris ses partisans, ne l’a pas encore vu.

Il continue de limiter ses apparitions publiques à des réunions de presse sur mesure alors qu’il invite deux ou trois journalistes dans son bureau du palais El Mouradia pour aborder divers problèmes et sujets.

L’ancien président Liamine Zeroual est arrivé au pouvoir au plus fort de la décennie sanglante. Cependant, il a tenu une conférence de presse tous les six mois ouverte à tous les médias, sans ordre du jour ni orientation préalable, pour répondre aux questions des journalistes reflétant les différents intérêts du public. Bouteflika a fermé les portes aux médias locaux avec son narcissisme. De plus, il n’a pas hésité à agir comme le rédacteur en chef de l’agence de presse officielle et de la télévision d’État.

L’émergence de Tebboune intervient toujours comme une réaction de forces en fonction des événements et des évolutions. Aucune initiative n’a émergé pour suggérer qu’il a des projets dans son sac qui pourraient nourrir les espoirs et les attentes des Algériens.

Au lieu de remplir ses obligations, l’homme s’est retrouvé à exercer les fonctions des fonctionnaires qu’il a nommés, qu’ils soient Premier ministre, membres du gouvernement, gouverneurs… ou autres. Au lieu d’afficher le contenu de son programme pour discussion, il traitera des liquidités, du pétrole, de l’eau, des hôpitaux, de l’oxygène, des incendies de forêt, etc.

Il est vrai que le président Tebboune est le pire président que l’Algérie ait jamais connu. En plus d’être soumis au stress quotidien des médias sociaux, même les conditions intérieures et extérieures ne l’ont pas aidé à se tenir droit. Il a perdu trois de ses huit mois de mandat en raison d’une maladie et d’un traitement médical. Deux mois après son entrée au palais El Mouradia, l’Algérie est ravagée par l’épidémie. La crise économique et financière a aggravé les problèmes du pays. Les revenus ont chuté et les réserves ont diminué.

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Pendant la décennie sanglante, l’Algérie était dans une situation économique et financière bien pire qu’elle ne l’est aujourd’hui. Mais la gestion efficace des médias à l’époque a mobilisé l’opinion publique derrière l’approche du gouvernement pour sortir de la crise.

Les proches du président Tebboune, soit veulent lui cacher la vérité, pour une raison quelconque, soit ils ne sont pas à la hauteur des défis actuels auxquels le pays est confronté. Ils sont un obstacle au programme du président, qui n’existe jusqu’à présent que sur le papier et n’a pas existé dans la pratique.

Le président, qui veut lancer l’économie numérique, s’est retrouvé coincé dans le même labyrinthe où il a commencé. Des mois se sont écoulés depuis qu’il a juré de ne pas couper Internet dans le pays, notamment pendant les examens scolaires et de réformer le système bancaire. Mais ce n’était pas le cas, car le gouvernement a effectivement coupé Internet pendant les examens, ce qui a placé Tebboune dans une position peu enviable face aux Algériens.

Dans l’économie, l’agriculture, le tourisme, les services et d’autres secteurs, la paralysie continue de s’emparer des institutions étatiques. Hormis les activités de terrain de l’armée et le rôle de la sécurité dans l’étouffement de toute forme d’opposition, les 54 engagements qu’il a pris lors de sa campagne électorale n’ont pas été tenus. Sans les ressources et les réserves pétrolières du pays, l’Algérie aurait été sur le point de devenir un État mendiant.

Soulevez le slogan « Nouvelle Algérie ». Mais il est prouvé qu’on ne peut pas faire un nouveau bateau avec du vieux bois. L’homme reste fidèle aux idées et aux pratiques de l’époque passée. Les rêves de changement de l’Algérie devront attendre jusqu’à nouvel ordre, car les nouvelles autorités n’ont encore que de l’encre sur papier pour le montrer. Il n’y a pas d’idées ou d’approches préparées pour la mise en œuvre sur le terrain.

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