« Un témoignage de notre existence » : le Bénin reçoit des œuvres d’art pillées en France

Vingt-six œuvres d’art saisies par les soldats coloniaux français en 1892 ont été restituées au Bénin mercredi, une étape importante dans la longue lutte menée par les pays africains pour récupérer les objets pillés. Les œuvres, qui comprennent les portes du palais d’Abomey, les trônes royaux et une troupe de danse guerrière, ont été officiellement accueillies au Bénin lors d’une cérémonie présidée par le président Patrice Talon.

Talon a repris mardi les travaux du gouvernement français à Paris. « Ce retour est un témoignage de qui nous étions, un témoignage de notre existence avant, un témoignage de ce que nous avons connu », a déclaré Talon à un auditoire comprenant des représentants des familles royales du Bénin.

Les artefacts seront dans un premier temps hébergés dans un musée à Aweidah avant d’être transférés dans un nouveau musée en construction à Abomey, le site des palais royaux du royaume du Dahomey. Cette restitution est la plus importante que la France ait faite pour une ancienne colonie, mais elle ne représente qu’une fraction des 5 000 œuvres que le Bénin cherche à récupérer et des dizaines de milliers d’œuvres africaines confisquées retrouvées en France.

On pense maintenant qu’environ 90 % du patrimoine culturel de l’Afrique se trouve en Europe. Le musée du quai Branly abrite à lui seul quelque 70 000 objets africains. Un rapport de 2018 commandé par le gouvernement français indiquait qu’environ 46 000 d’entre eux devraient être éligibles au rapatriement. Ce rapport, rédigé par l’économiste sénégalaise Filouine Sarr et l’historien de l’art français Benedict Savoy, recommandait le retour de toutes les choses qui ont été prises par la force ou prétendument obtenues dans des conditions inéquitables.

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La France a rendu beaucoup d’autres choses à ses anciennes colonies en Afrique et dit qu’elle envisage de continuer dans cette voie. Mais les défenseurs de l’indemnisation, dont Talon, ont déclaré que le processus était trop lent et de portée limitée. De nombreux musées et autres gouvernements européens ont également décidé de renvoyer des œuvres d’art en Afrique à un moment où leurs institutions sont aux prises avec l’héritage culturel du colonialisme.

Le gouvernement allemand a annoncé en avril qu’il avait l’intention de commencer l’année prochaine à renvoyer au Nigeria les sculptures en bronze du Bénin sculptées dans des alliages de cuivre du Royaume du Bénin.

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